Venus (l’esprit de NYC)

La découverte de New York a été un choc émotionnel et artistique. A mon retour j’ai réalisé que pour la première fois, seul sous la pluie à déambuler, je m’étais retrouvé au bon endroit, au bon moment.

L’esthétique de la ville et sa démesure sont propices à l’introspection et aux prises de libertés. L’esprit s’interroge sur la place de l’homme dans ce macro système qui semble pouvoir survivre, autonome, défiant le reste du monde. Traders, artistes, hommes d’affaire, nombreux sont ceux qui rêvent de  posséder New York. Mais rien n’égale le sentiment d’être possédé par la ville. Masochisme urbain. Disparaitre pour être.

Mes clichés reflètent ce sentiment. L’admiration, le rêve qu’on croit toucher, la prise au piège, et finalement, la béatitude.  L’humain a disparu. A moins que ce soit le photographe qui soit devenu invisible. La vision d’une victime volontaire du vampirisme de la ville, de ses enseignes et de ses illusions.